Electron (computer hacker)
Richard Jones, alias Electron, était un hacker australien condamné dans une affaire historique de 1993, première à utiliser comme preuve l'écoute à distance d'un ordinateur dans un dossier pénal.
- Vie
- 1969 – présent
- Né(e) le
- 1969
Electron est le pseudonyme informatique de Richard Jones, né en juin 1969, membre du groupe underground australien de hackers The Realm. Il a été arrêté lors de descentes simultanées de l'AFP à Melbourne le 2 avril 1990, aux côtés de ses co-membres Phoenix et Nom, et a ensuite plaidé coupable de 14 infractions liées à des intrusions dans des systèmes de défense et gouvernementaux américains. Son cas a établi des précédents juridiques en matière de cybercriminalité en Australie et à l'international.
Parcours
Electron est le pseudonyme informatique de Richard Jones, né en juin 1969, qui est devenu membre d'une communauté underground australienne de hackers connue sous le nom de The Realm. Le groupe a été actif à la fin des années 1980 et au début des années 1990, ciblant des systèmes de défense et gouvernementaux américains et obtenant une newsletter de sécurité informatique en ligne volée.
The Realm et activité de piratage
The Realm comptait trois membres principaux : Nahshon Even-Chaim, qui opérait sous le pseudonyme Phoenix et était considéré comme le meneur ; Jones, opérant sous Electron ; et David John Woodcock, connu sous le pseudonyme Nom. Le groupe s'est livré à un éventail d'intrusions informatiques contre des systèmes américains de défense et gouvernementaux à la fin des années 1980 et au début des années 1990.
Arrestation et poursuites
Le 2 avril 1990, la Police fédérale australienne (AFP) a mené des descentes simultanées à Melbourne, arrêtant les trois membres de The Realm. L'enquête ayant conduit aux arrestations s'est distinguée par sa méthodologie : pendant six semaines précédant la descente, les officiers de la section computer crime de l'AFP avaient capturé à distance l'activité en ligne de Phoenix depuis le Telephone Intercept Branch de la police, situé à Canberra, à environ 650 kilomètres. Les conversations entre Phoenix, Electron et Nom ont été interceptées en continu pendant huit semaines avant la descente. Dans ces échanges, les membres discutaient librement de leurs cibles de piratage et décrivaient leurs exploits, fournissant la base probatoire principale des accusations portées contre Electron et Nom.
Electron a plaidé coupable de 14 infractions. En juin 1993, il a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et à 300 heures de service communautaire.
Portée juridique
L'affaire a eu un poids juridique significatif à plusieurs égards. Elle représentait la première poursuite de hackers en vertu de la législation fédérale australienne sur la criminalité informatique, entrée en vigueur en juin 1989 dans le cadre du Crimes Legislation Amendment Act. Plus largement, ce fut le premier cas au monde dans lequel les forces de l'ordre ont obtenu une condamnation pénale en s'appuyant sur des preuves obtenues par l'écoute à distance d'un ordinateur, établissant un précédent pour la surveillance numérique comme outil légitime d'enquête en matière pénale.
Couverture médiatique et impact culturel
Les exploits de The Realm ont attiré une attention médiatique et littéraire considérable au cours des années qui ont suivi les arrestations. En 1997, la journaliste Suelette Dreyfus a publié Underground: Tales of Hacking, Madness and Obsession on the Electronic Frontier, qui documentait les activités du groupe. En 2005, l'ancien enquêteur de l'AFP Bill Apro, qui avait dirigé l'enquête menant aux arrestations, a coécrit Hackers: The Hunt for Australia's Most Infamous Computer Cracker, nommant les trois auteurs et retraçant en détail l'opération policière.
L'histoire d'Electron a également été mise en scène dans In the Realm of the Hackers, un docu-fiction écrit et réalisé par Kevin Anderson, diffusé sur la chaîne australienne ABC Television en 2003. Le film dure environ 55 minutes et a été produit par Film Australia en 2002.
Vie privée
Electron était ami avec Julian Assange.
