
Jan Krissler
Jan Krissler (starbug) est un hacker et informaticien allemand reconnu pour avoir défait des systèmes biométriques, dont l'Apple TouchID et des dispositifs politiques très médiatisés.
- Vie
- 1950 – présent
- Né(e) le
- 1950
- Nationalité
- Allemagne
Jan Krissler, largement connu sous son pseudonyme starbug, est un informaticien et hacker allemand affilié au Chaos Computer Club. Il est surtout connu pour ses recherches sur le contournement des systèmes d'authentification biométrique, y compris la reconstruction d'empreintes digitales de hauts responsables politiques allemands à partir de photographies. Krissler exerce actuellement comme research assistant à la TU Berlin, au sein du groupe de recherche de Jean-Pierre Seifert.
Parcours
Jan Krissler, largement connu sous son pseudonyme de hacker starbug, est un informaticien et hacker allemand. Il est membre actif des communautés hackers allemandes et européennes, avec une association de longue date au Chaos Computer Club (CCC).
Défaire les systèmes biométriques
Les travaux les plus en vue de Krissler portent sur l'exposition des vulnérabilités des systèmes d'authentification biométrique. Ses démonstrations précoces ont établi que les mesures de sécurité reposant sur l'empreinte digitale pouvaient être défaites à l'aide de techniques relativement accessibles.
Dans une action notable, Krissler et le Chaos Computer Club ont publié les empreintes digitales de Wolfgang Schäuble, alors ministre allemand de l'Intérieur, à la fois en signe de protestation et comme preuve de concept. Krissler avait obtenu des traces de l'empreinte de Schäuble en photographiant avec un appareil numérique un verre que le ministre avait utilisé, puis en traitant l'image numériquement. L'action portait une charge symbolique particulière, étant donné que le ministère de l'Intérieur de Schäuble avait introduit des passeports biométriques contenant des copies numériques des empreintes des titulaires.
En 2014, Krissler a affiné davantage l'attaque en reconstruisant l'empreinte digitale de la ministre de la Défense Ursula von der Leyen à partir d'une simple photographie de presse en haute résolution. Pour cette reconstruction, il a utilisé le logiciel VeriFinger de Neurotechnology. La technique et ses implications ont été présentées au Chaos Communication Congress 2014, attirant une attention internationale significative sur les risques que la photographie en haute résolution faisait peser sur la sécurité biométrique.
Krissler est également reconnu pour ses travaux de contournement du capteur d'empreinte digitale TouchID d'Apple, qui ont contribué à un examen public et universitaire plus large des systèmes biométriques grand public.
Travaux scientifiques
Au-delà de ses démonstrations militantes, Krissler a mené une carrière de recherche scientifique formelle. Ses premiers travaux universitaires portaient sur la sécurité des systèmes biométriques. Il a ensuite élargi ses intérêts de recherche aux fondements des systèmes à fibre optique et au développement de nouvelles attaques contre les cartes à puce.
À partir de 2014, ses recherches se sont concentrées sur de nouvelles méthodes pour défaire les systèmes biométriques. Il est internationalement reconnu pour ses investigations sur les risques que présentent les caméras de smartphone en haute résolution, qu'il a montrées comme susceptibles de permettre à des acteurs malveillants de capturer et reproduire des empreintes digitales de manière discrète. Il a également mené des recherches sur les insuffisances des systèmes de paiement biométriques.
À la date de rédaction, Krissler est research assistant à la TU Berlin, au sein du groupe de recherche de Jean-Pierre Seifert.
Engagement communautaire
Krissler demeure un participant actif des communautés hackers allemandes et européennes. Ses travaux se situent à la frontière entre la démonstration militante et la recherche universitaire rigoureuse, contribuant à la fois à la sensibilisation du public aux risques de la sécurité biométrique et à la littérature scientifique sur le sujet.
